Invictus

Invictus de Ryan Graudin

Étant fan de science-fiction, Invictus me faisait de l’œil depuis un bon bout de temps. Je n’ai donc pas hésité à me lancer dès sa sortie. En effet, le résumé plus qu’alléchant nous promet des aventures épiques en compagnie d’un équipage de voyageurs dans le temps chargé de dérober de précieux objets du passé. Sans oublier de mentionner des événements historiques tel que des combats de gladiateurs ou le naufrage du Titanic. C’est bon, je suis conquise. Donnez-moi ce livre.

Au XXVIème siècle, la technologie a tellement évolué que les voyages dans le temps sont désormais possibles. Farway Gaius McCarthy est né hors du temps : il est le fils d’une mère venant du présent et d’un père gladiateur venant du passé (95 avant J.C.). Passionné par les voyages dans le temps, il souhaite suivre l’exemple de sa mère et devenir à son tour voyageur dans le temps. Pour cela, Far doit réussir son test final, mais tout ne se passe pas comme prévu…

Far est accablé suite à son échec : il ne pourra plus jamais prétendre au titre de voyageur dans le temps. Mais c’est alors qu’il se voit offrir une deuxième chance par un mystérieux homme. Ce dernier propose à Far de travailler pour lui. Sa mission : voler des objets de valeur provenant du passé pour ensuite les revendre au marché noir. Malgré les dangers que représente ce contrat, Far accepte et devient rapidement le capitaine de son propre vaisseau, l’Invictus

Je n’ai pas eu de mal à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé que les scènes décrites étaient bien choisies. Elles nous permettaient de comprendre le contexte dans lequel se plaçait le récit sans trop nous submerger d’informations.

Malheureusement, cela peut sembler paradoxale, mais j’ai trouvé que les événements du début étaient assez précipités. Far échoue son test mais s’arrange très vite en trouvant un contrat auprès de cet homme mystérieux. C’est d’ailleurs pourquoi je vous en parle : ce n’est pas un spoiler, c’est littéralement ce qu’il se passe en quelques pages du bouquin.

En général, il manquait pas mal de développement à l’histoire selon moi. C’est ça qui m’a empêchée de vraiment m’accrocher au récit. Je ne me suis ni attachée aux personnages ni réellement investie dans l’intrigue. Le problème, c’est que ce livre est un standalone et que je l’ai vraiment trop ressenti dans ma lecture : c’était trop condensé, j’en voulais plus !

L’écriture de l’auteure n’est également pas ma préférée. Il faudrait que je lise ses autres livres pour me faire une bonne idée, mais avec Invictus, je n’ai pas été convaincue. Je ne saurais pas dire pourquoi exactement, mais je pense que ce style d’écriture à joué dans mon appréciation.

Les personnages étaient trop sous-développés. Je ne me souviendrais d’aucun d’eux dans trois mois.

  • Farway qui était le héros de l’histoire ne m’a fait AUCUN effet. Nada. De plus, son prénom (Far) m’a un peu gênée du fait que ce soit un mot anglais avec une signification bien précise. 
  • Priya était tout aussi peu mémorable et je n’ai ressenti aucune alchimie entre Far et Priya.
  • Imogen, la cousine haute-en-couleur de Far, avec sa personnalité pétillante, son sens de l’humour et ses cheveux mutlicolores était celle qui m’a le plus marquée.
  • Quant à Gram, même chose qu’avec Priya, je l’ai déjà oublié. La romance Imogen x Gram ne m’a également fait aucun effet.
  • Il y a aussi Eliot qui promettait d’être intéressante au début mais qui au final ne m’a pas plus conquise que les autres. Bref, aucun des personnages (à part peut-être Imogen) n’est sorti du lot.

Une dernière chose qui m’a vraiment dérangée : le vocabulaire inventé par l’auteure. Ugh. D’habitude, cela ne me fait rien, mais là, je ne pouvais vraiment pas l’ignorer. Si ç’avait été dans un livre fantasy, j’aurai compris, mais là, l’univers s’apparente au nôtre alors POURQUOI. Pourquoi créer ce nouveau vocabulaire ? Je trouvais ça hyper bizarre et pas très crédible.

Quelques exemples :

Get your hashing tail back here this instant!

That was why she’d worked her tail off to become a licensed time traveler by age eighteen

History could be such a betch.

Concernant l’intrigue, je n’ai pas été éblouie. Vers le milieu du bouquin, c’est là que les choses deviennent intéressantes, mais encore une fois la surprise s’évanouie assez vite et on n’a plus grand chose d’excitant après ça. La fin du bouquin n’a rien rattrapé pour moi alors que je n’attendais que ça : quelque chose qui allait me faire changer d’avis à propos de ce livre.

Au final, Invictus est loin d’être un coup de cœur et j’en suis très déçue car j’avais beaucoup d’attentes concernant ce livre ! Certes, il y avait de l’action et ça bougeait pas mal, mais ça ne suffit pas pour en faire un livre palpitant. Il aurait fallut des personnages plus développés, plus mémorables et surtout moins génériques ; et une intrigue plus solide et mieux ficelée car celle-ci était assez “brouillon” et pas très captivante. Une lecture sans plus qui ne m’a pas bouleversée.

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