The Female of the Species

The Female of the Species de Mindy McGinnis

You see it in all animals—the female of the species is more deadly than the male.

Un livre important. Je ne lis pas beaucoup de contemporains et encore moins des livres qui traitent de tels sujets mais je devrais peut-être le faire plus souvent. Parce que. J'adore les livres qui nous provoquent et qui nous font réfléchir. The Female of the Species est définitivement de ce genre-là. Une lecture brutale qui nous ouvre les yeux sur le viol et le slut-shaming.

J'avais vaguement entendu parler de ce livre lors de sa sortie (septembre 2016) mais je ne m'étais pas penchée plus que ça sur sa description ou son contenu. Je ne recherchais pas spécialement de contemporain et ce n'est toujours pas le cas en ce moment… pourtant, j'ai pris ce livre (qui n'était même pas dans ma PAL) parce que je suis récemment tombée sur une review qui en disait beaucoup de bien. Ça m'avait intriguée, donc me voici ! J'ai lu ce livre et je ne regrette pas du tout !

L'histoire se concentre sur la vie de trois adolescents dans leur dernière année au lycée (senior year) : Alex, Jack et Peekay (surnom qu'on lui donne car elle est la fille du pasteur : PK = Preacher's Kid). On a accès à ces trois points de vue de manière alternée ce qui nous permet de mieux les comprendre et d'adhérer plus facilement aux personnages.

Anna, la grande sœur d'Alex, a été violée puis tuée sans que son meurtrier se retrouve derrière les barreaux. Depuis ce jour, Alex n'est plus la même. Elle sait que quelque chose cloche chez elle, qu'elle est différente des autres. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Alex était un personnage hyper intéressant. Une jeune fille brisée, sans amis ni vie sociale, qui passe inaperçu mais qui est capable du pire. On passe du côté obscur avec elle… il est cependant impossible de ne pas l'aimer malgré les choses horribles qu'elle a fait. Un personnage complexe et torturé, mais également d'une bonté d'âme infinie ! Comme vous l'aurez compris, j'ai totalement craquée pour Alex.

Ensuite, on a Peekay qui va devenir la meilleure amie de notre chère Alex. Les deux font connaissance au refuge animalier dans lequel elles travaillent et OH comment ces petits animaux étaient tous d'adorable petites boules de poils. J'ai adoré voir Alex et Peekay apprendre à se connaître tout en s'occupant des animaux abandonnés. #cute&sad

Peekay essaye à tout prix de se démarquer du fait qu'elle soit la fille du pasteur. Elle ne fait jamais référence à son surnom et ne semble pas agaçée par celui-ci, pourtant, une part d'elle essaye de se battre contre cette idée que l'on a d'elle. Je pense que son étiquette Preacher's Kid, sans qu'elle n'en ait conscience, lui met beaucoup la pression et l'affecte plus que ce qu'elle ne pense. La rupture avec son petit-ami Adam n'arrange pas les choses, c'est pourquoi l'amitié d'Alex va devenir essentielle dans sa vie.

Jack. Jack est juste adorable. J'ai ADORÉ la romance entre lui et Alex. C'était juste la meilleure chose qui soit ! Jack est le beau gosse du lycée, il peut avoir toutes les filles à ses pieds et c'est le genre de mec qui pense davantage avec le bas de sa ceinture plutôt qu'avec son cerveau. Vous pensez peut-être tout savoir de Jack avec cette description peu flatteuse ? Ce que j'aime tout particulièrement avec The Female of the Species c'est que ce livre ne s'arrête pas aux clichés. Jack est comme ça au début, mais il a une réelle évolution tout au long de l'histoire. Lorsqu'il remarque Alex, il ne parvient plus à penser à autre chose, il veut absolument faire sa connaissance et c'est ainsi qu'ils vont devenir inséparables. J'ai beaucoup aimé le fait qu'Alex ne soit pas le genre de fille qui soit en mode " omg, le BG du lycée veut me parler *rougissement x1000* ". Je n'ai pas eu l'occasion de lever les yeux au ciel, de me sentir gênée ou de trouver la romance trop fleur bleue, parce que c'était une belle romance, comme je les aime. ET.JE.SHIP.TELLEMENT. Bref, Jack et Alex apprennent à se connaître et tombent amoureux lentement mais sûrement.

“But 'boys will be boys', our favorite phrase that excuses so many things, while the only thing we have for the opposite gender is 'women', said with disdain and punctuated with an eye roll.”

Quand je dis que ce livre ne s'arrête pas aux clichés, on le voit également avec le personnage de Branley (dont on n'a pas accès au point de vue) qui est la fille parfaite, celle qui a un corps de rêve et qui peut se taper tous les garçons du coin si elle le veut. Mais on se rend compte que son personnage est plus complexe que cela : on a envie de la détester mais il y a des moments où on a plus pitié d'elle que ce qu'on aurait pensé au début. Les personnages dans ce livres ont tous un caractère et une personnalité propre, ils sont attachants et multidimensionnels.

L'histoire est belle. L'histoire est triste. L'intrigue tourne principalement autour des trois personnages dont je vous ai parlé (Alex, Jack et Peekay). Le fait qu'ils redonnent à Alex le goût de vivre et que celle-ci les fasse changer pour le meilleur était tout simplement merveilleux. Le viol est au cœur du sujet comme je le disais plus haut, c'est pourquoi ce livre fait beaucoup d'effet car il n'est pas là pour enjoliver la réalité.

À la fin j'ai versé une larme parce que. TROP D'ÉMOTIONS.

Commentaires

Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !

reCaptcha logo

Ce site est protégé par reCAPTCHA.
Les règles de confidentialité et les conditions d'utilisation de Google s'appliquent.