Daughter of the Burning City

Daughter of the Burning City de Amanda Foody

Couverture magnifique, résumé intriguant… après le succès de Caraval, la question ne se posait pas : je voulais lire davantage d'œuvres dans ce même univers enchanteur de festivals remplis de magie, d'illusions, de mystères et de sombres secrets.

Il y a juste le titre du bouquin qui manque un peu d'originalité (rien que cette année j'ai lu Daughter of Smoke and Bone et Daughter of the Pirate King, donc ça suffit quoi !), sinon, tout le reste m'avait l'air très sympa et avait le potentiel de me surprendre.

Je vais essayer d'éviter les comparaisons avec Caraval que j'ai lu plus tôt cette année parce que malgré leur thème similaire, les deux livres sont toutefois bien différents. La seule chose que je puisse dire, c'est que j'ai nettement préféré Caraval, héhé. Ça, c'est dit. Aucun suspens !

J'ai rarement vu des prémisses aussi alléchantes que celles de Daughter of the Burning City.

Le résumé m'a tout de suite donné très très envie : Sorina (déjà, j'aime beaucoup ce nom) vit au sein du célèbre Festival de Gomorrah, une immense ville qui se déplace sans cesse pour offrir ses extraordinaires spectacles au monde entier. Sorina est une jinx-worker, elle est donc dotée de capacités hors-du-commun : elle peut créer des illusions. D'ailleurs, les membres de sa familles sont le fruit de ses illusions. Mais lorsqu'elle retrouve un de ses frères et sœurs assassiné, tout ce en quoi Sorina croyait est remis en question… car comment une illusion peut-elle mourir ?

Avouez, ça en jette ! Il n'y avait aucune raison pour que cela tourne mal.

Malheureusement, je n'ai pas été transcendée par ce livre. Je me suis ennuyée pendant la majorité de l'histoire. Cela s'est seulement un peu accéléré vers la fin mais c'était déjà trop tard pour moi. Même cette fin n'a pas réussi à rattraper le coup. Je n'ai pas été éblouie ni profondément surprise par le dénouement. Pourtant, je n'attendais que ça: la résolution du fameux mystère qui allait me renverser !

Spoiler (cliquer pour révéler)

Villiam qui est le coupable, ce n'était pas si choquant. Je suis toujours méfiante concernant les gens trop gentils, trop "parfaits" et Villiam correspondait à cette description. Il était là pour être le père aimant et gentil et soucieux pour sa fille alors qu'il est l'homme le plus puissante de Gomorrah. MOUAIS. MOUAIS. I see you Villiam, I see you.

L'enquête avançait beaucoup trop lentement. Je n'ai pas vraiment accroché au récit et la plume de l'auteure n'était pas non plus exceptionnelle. Elle était assez simple en soi mais, pour ce genre d'histoire, je m'attendais à plus. À quelque chose qui allait me transporter.

En revanche, les idées y sont ! Wahou. Daughter of the Burning City avait tellement, MAIS TELLEMENT de potentiel. Rien que les prémisses !

Et l'univers dans lequel les personnages évoluaient… wahou. Gomorrah avait tout pour plaire et me faire rêver. Mais malheureusement, je n'ai pas était hyper captivée. Je pense que c'était la manière dont le récit était raconté, comme je le disais plus haut.

L'ambiance se voulait parfois sombre car il y avait effectivement pas mal de morts dans ce livre et autres détails assez sanglants. Mais ça ne m'a fait aucun effet. Je n'ai pas du tout ressenti de tension, de suspens, etc. NADA.

La principale raison était que je ne me suis pas attachée aux personnages, ce qui est un vrai point négatif pour moi. Ni Sorina, ni sa famille d'illusion n'a su se démarquer. Je m'attendais à lire un livre où les liens entre Sorina et sa famille soient assez forts pour me faire ressentir toutes sortes de choses. Mais non. Je suis même incapable de tous vous les nommer ou vous dire à quoi il ressemblent. Il y en a tellement. J'ai trouvé qu'ils n'avaient pas eu une très grande place dans l'histoire (même si c'est eux les principales victimes des meurtres…). Bref, je ne me suis tout simplement pas attachée à eux.

Sorina, quant à elle, avait tout pour sortir du lot : elle a une déformation du visage qui fait qu'elle ne possède pas d'yeux ! Mais comme elle est un peu magique (et qu'un livre narré par une protagoniste aveugle n'aurait peut-être pas été très drôle, surtout dans un décor pareil), elle peut quand même voir !

Elle portait toutes sortes de masques sans aucune fente pour les yeux. Des masques roses, bleus, à paillettes et à sequins. Bref, de toutes les couleurs et j'ai adoré ça.

Elle aimait également porter différents rouges à lèvre allant du noir au rouge sang. Elle avait donc tout le potentiel pour avoir une personnalité haute-en-couleur. Malheureusement, Sorina s'est trouvée être une héroïne peu mémorable, qui ne sort pas vraiment du lot, qui ne m'a pas marquée… dans deux mois je l'aurai oubliée.

Le récit nous "disait" plus que ce qu'il nous "montrait". Le passé des personnages est ce qui m'a le plus manqué.

On a eu quelque aperçus et les idées étaient hyper originales, l'histoire de chaque personnage aurait vraiment pu être poignante si ça avait été raconté de manière plus vivante (genre un saut dans le passé du point de vue du personnage, comme si on y était, plutôt que de raconter à travers une brève réplique).

Je pense donc que c'est surtout ça qui a fait que je ne me suis pas attachée aux personnages. Ils avaient l'air trop peu développé.

Le seul que j'ai à peu près aimé était Lucas, le love interest (évidemment). J'ai beaucoup aimé son pouvoir très inhabituel (il est aussi jinx-worker), ainsi que son style vestimentaire aussi osé que celui de Sorina. YAY.

J'ai également A-DO-RÉ l'humour dans ce livre, surtout celui venant de Luca et ses blagues morbides, ahah. Le fait qu'elles soient, de base, pas très drôles et assez déplacées, était en réalité hilarant ! C'était à chaque fois tellement inattendu et authentique de sa part… ahlala, il m'a vraiment faire rire.

“Should I start wearing makeup for my show, too?” he asks. “I could paint my lips blue, like a corpse.” He smiles at his own morbid joke.

Honnêtement, si vous hésitez entre Daughter of the Burning City et Caraval, lisez ce dernier.

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